Un acte III aura bien lieu le samedi 31 octobre 2026, pour « la défense des libertés publiques » et contre la « dérive autoritaire » du gouvernement, a clarifié la coordination des Gilets jaunes lors d'une conférence de presse. « Nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés », ont déclaré Benjamin Ball et Azelma Sigaux, deux membres de la coordination, samedi dernier lors de cette conférence. A l'échelle nationale, une carte de la coordination recense les mouvements et rassemblements. Les Gilets jaunes appellent à des rassemblements et sit-in devant l’Assemblée nationale et les mairies françaises.

« Nos libertés sont attaquées »

« Il y a une colère dans ce pays » qui « n’est pas entendue », selon la déclaration samedi des Gilets jaunes, lesquels fustigent « le mépris, le refus d’écouter, le mensonge et la répression » du gouvernement. « Nos libertés sont attaquées », selon les Gilets jaunes, fustigeant « la dérive autoritaire » de l’exécutif qui a interdit de nombreux cortèges en France samedi, après les pillages du 17 octobre. Des interdictions qui n'ont pas refroidi les manifestants dans les grandes métropoles, sortis par milliers en guise de protestation.

« Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître », estiment les gilets jaunes qui appellent les « lycéens, étudiants, Gilets jaunes, travailleurs, paysans, retraités… » à rejoindre les rassemblements. De son côté, en déplacement à Marseille auprès du maire, Emmanuel Macron a dit s'attendre à "une journée à risques" samedi 31 octobre, et a annoncé que les prochains tracés des manifestations autorisées se situeront hors des centres-villes.