Une nuit de calvaire pour ce jeune homme de 21 ans. Les faits remontent à la nuit du 6 au 7 septembre, lorsque l’ex-petite amie du jeune homme le somme de venir la voir immédiatement, après que ce dernier lui a rapporté avoir rencontré une autre fille dans un contexte amical. Éprise de jalousie, la jeune femme, âgée de 21 ans et domiciliée à Frontignan, se rend à Montpellier, dans l’appartement de son ancien compagnon, à 23 h 30. La victime décrira aux enquêteurs une "relation toxique" qui a duré un an et demi.
Une amie s'invite à la discussion
Une fois à son domicile, les deux protagonistes conversent normalement jusqu’à ce qu’une autre jeune femme s’invite à la conversation. Il s’agit d’une amie de la première, avec qui elle entretient également une relation. La victime comprend alors qu’il ne s’agit pas d’une simple discussion amicale entre lui et son ex. En effet, quelques mois auparavant, cette même ex et une autre amie l’avaient déjà menacé verbalement après qu’il avait rompu avec la principale concernée. Dans l’appartement du jeune Montpelliérain, la discussion initiale vire alors aux moqueries et aux reproches pendant une trentaine de minutes. L’amie de son ancienne petite amie lui porte même des coups alors qu’il est allongé sur son lit. Il ne répond pas afin de ne pas envenimer la situation. Toutefois, celle-ci va dégénérer malgré lui lorsque deux autres filles débarquent dans son appartement : la sœur jumelle de l’ex-copine et une autre amie. Toutes quatre sont venues ensemble en voiture depuis Frontignan.
Violences, tentative de viols, humiliation...
C’est ici que le calvaire débute réellement pour la victime. Les quatre femmes se mettent alors à lui porter de multiples coups de poing et de pied, avant de lui cracher dessus. L’une d’entre elles tente de l’étrangler avec une ceinture, qui servira également à lui fouetter violemment le dos. Les agressions ne s’arrêtent pas là : elles lui serrent les testicules, lui jettent de la nourriture et des boissons, lui brûlent la peau avec une cigarette ou encore lui coupent les cheveux à l’aide d’un couteau à pain. La première amie à être venue sur les lieux suggère même de le scarifier à l’aide d’un couteau, mais elle n’en fera rien. Cette dernière et son ancienne petite amie émettent ensuite l’idée de lui introduire une canette de Coca-Cola dans l’anus. Elle tente alors de lui baisser son short mais, jusque-là passif, le jeune homme ne se laisse pas faire et pousse l’une des jeunes femmes. Cette action déclenche une nouvelle vague de violences de la part des quatre agresseuses. L’une d’elles le menace de lui crever les yeux.
Les mises en cause quittent le domicile de la victime aux alentours de 3 heures du matin, en dérobant plusieurs effets personnels tels qu’un téléphone, une console de jeu, une enceinte et une lampe. Elles cassent également plusieurs objets chez lui.
Cinq jours d'ITT
Après cette violente agression, le jeune homme reste prostré chez lui de longues heures avant de contacter la police vers 7 heures du matin, le 7 septembre. Les policiers lui conseillent de se rendre aux urgences et de déposer plainte. Il se voit attribuer cinq jours d’ITT après son passage à l’hôpital, qui permet de corroborer ses dires au regard des nombreuses blessures constatées.
Les deux sœurs jumelles qui ont participé à l’agression sont interpellées par le commissariat de Sète le 7 septembre. Les deux autres se présentent au commissariat de Montpellier deux jours plus tard.
Des vidéos retrouvées
Lors de leur audition, toutes minimisent les faits. Certaines évoquent une bagarre entre l’ex et la victime qui aurait entraîné une riposte, une version qui est loin des déclarations du Montpelliérain. Deux autres vont jusqu’à affirmer qu’il ne s’est rien passé et que le jeune homme a tout inventé et s’est infligé lui-même ses blessures.
Cependant, cette seconde version s’avère contredite par des vidéos retrouvées dans le téléphone de l’une des jeunes femmes, qui ne laissent aucun doute sur les violences perpétrées à l’encontre de la victime. Elles sont donc déférées au parquet de Montpellier le 10 septembre. Trois d’entre elles sont placées en détention provisoire en attente de leur jugement en comparution immédiate le lendemain.
Prison
L’ex-compagne ainsi que la première amie de cette dernière à s’être rendue sur les lieux sont condamnées à trois ans de prison, dont deux avec sursis. Elles restent toutes les deux en détention. Les deux autres amies sont condamnées à deux ans de prison avec sursis.