Les forces de l'ordre sont intervenues ce lundi 2 novembre à Montpellier alors que des lycéens organisaient un blocus devant le lycée Jean Monnet. Une infirmière scolaire de 53 ans ainsi que des professeurs et des membres de l'équipe d'encadrement ont alors formé "un cordon" devant les élèves. Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, on peut voir un policier saisir l'infirmière pour la plaquer aussitôt au sol et la maintenir immobile. Sur X, le sénateur socialiste Hussein Bourgi interroge : "qu'est-ce qui justifie cela ?". Le parlementaire appelle à faire "attention au dérapage de trop !", tout en identifiant la préfecture de l'Hérault et le ministre de l'Intérieur sur la vidéo ci-dessous.

La conseillère municipale et métropolitaine d'opposition LFI Nathalie Oziol dénonce quant à elle le cas d'une infirmière "brutalisée par la police", tout comme l'élue municipale LFI Livia Jampy. "Votre répression ne fera pas taire les revendications", clarifie de son côté le député LFI de l'Hérault Sylvain Carrière. Deux lycéens de 15 ans ainsi cette infirmière scolaire ont été interpellés.

La préfète de l'Hérault assure sur X que cette interpellation est justifiée par "outrages envers les forces de sécurité, participation au blocage d'un lycée qui est une action illégale, rébellion pour empêcher l'intervention des forces de sécurité après sommations réglementaires."

"Outrages envers les forces de sécurité (...)"

"La liberté de manifester ne comprend pas celle de bloquer, et encore moins celle de s'en prendre directement aux forces de l'ordre qui sont engagées pour faire respecter la loi et permettre à tous les lycéens d'accéder à leur lycée pour suivre les enseignements", poursuit la préfecture. Laquelle précise que "cette personne n'intervenait pas en tant qu'infirmière scolaire mais en tant que participante à un attroupement sur la voie publique visant à bloquer un établissement scolaire."

La député Nathalie Oziol rétorque aussitôt : "madame la préfète, depuis le début des mobilisations lycéennes et syndicales, des mineurs se sont fait violemment interpeller par la police, des milices d’extrême droite ont passé à tabac des manifestants sous les yeux des forces de l’ordre (je vous ai interpellé à ce sujet)". L'élue de conclure : "Ces faits méritent une condamnation et des sanctions contre les policiers violents. Pas un tweet pour prendre leur défense".

Les forces de l'ordre "sont en roue libre"

Le sénateur Hussein Bourgi répond également à la représentante de l'Etat : "je n'accorde plus aucun crédit à ces arguments. Absolument rien ne justifiait ces brutalités de la part des forces de l'ordre. Ils sont en roue libre depuis plusieurs semaines. Jusqu'à quand ?"