La préfète hausse le ton. En raison d’un risque d’installation d’une rave-party sur le territoire de l’Hérault, Chantal Mauchet rappelle que ce type d’événement est interdit par arrêté préfectoral jusqu’à la fin de l’année 2026. « J’ai donné pour instructions aux forces de sécurité de mettre en œuvre toutes les dispositions répressives issues de la nouvelle loi RIPOST », précise la préfète.

Des mesures répressives

La loi RIPOST, applicable depuis le 1er septembre dernier, prévoit de durcir les règles autour notamment des événements de type « rave-party », mais aussi de tous ceux causant des troubles à l’ordre public. Cette loi prévoit notamment l’abaissement du seuil de déclaration pour les rassemblements festifs à caractère musical organisés dans des lieux non aménagés à cette fin, désormais fixé à 250 personnes contre 500 auparavant. Désormais, une peine de six mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende est prévue pour les personnes participant à un rassemblement musical dont l’illégalité a été portée à la connaissance du public.

Du côté des organisateurs, ils encourent une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende, contre une contravention de 5e classe auparavant. « Plusieurs peines complémentaires sont par ailleurs encourues, telles que la confiscation obligatoire du matériel, la confiscation du véhicule ayant servi au transport du matériel, la suspension pour une durée maximale de trois ans du permis de conduire, l’annulation du permis avec interdiction de solliciter une nouvelle délivrance dans les trois ans », ajoute la préfecture.

Les organisateurs sont désormais prévenus et sont invités à « faire preuve de responsabilité, non seulement en respectant les règles en vigueur, mais aussi en prenant en compte les risques existants ».