La mobilisation lycéenne se poursuit dans l'Hérault, mais les autorités dénoncent désormais des faits qu'elles estiment sans rapport avec les revendications portées par les élèves. Ce mercredi 7 octobre, 16 personnes ont été interpellées à Montpellier et Béziers. Des interpellations qui seraient liées à plusieurs faits : détention de mortiers d'artifice, jets de projectiles et violences commises en marge des rassemblements.
Des incidents qui se multiplient depuis plusieurs jours
Ces nouveaux incidents interviennent au lendemain d'une journée de mobilisation et après plusieurs jours de blocages de manifestations devant les lycées du département "lesquels ont été marqués par de nombreux incidents et des violences d’une particulière gravité", estime la préfète.
Les autorités font état de plusieurs épisodes de violences et de dégradations : destructions de grilles, feux allumés aux abords d'établissements, utilisation de mortiers d'artifice ... Des personnels de l'Éducation nationale auraient également été menacés. La préfecture signale également le "caillassage d'un véhicule de sapeurs-pompiers".
Autre élément avancé par les autorités : la présence, aux abords des mobilisations, d'individus porteurs de mortiers d'artifice, d'engins explosifs, de liquide inflammable, de bouteille d'acide chlorhydrique ou encore de billes d'acier.
La préfète dénonce de "véritables violences urbaines"
Outre les "16 fauteurs de troubles interpellés" ce mercredi, 91 personnes ont été interpellées dans l'Hérault depuis le début des manifestations lycéennes, selon la préfecture. La préfète "condamne ces agissements qui s'apparentent à de véritables violences urbaines". Elle souligne la contradiction entre ces dégradations et les revendications portées par les lycéens, notamment en faveur d'un bâti scolaire de meilleure qualité et de davantage de personnels par élève. Face à ces violences, la préfète de l'Hérault annonce que "la réponse de l'État sera déterminée et d'une particulière fermeté".