Si les revendications liées à la vie chère, aux difficultés du quotidien et à l’avenir de la jeunesse sont légitimes et doivent être entendues, les violences et les dégradations restent "intolérables", rappelle Vincent Bouget, maire de Nîmes et président de Nîmes métropole. À l’approche de la manifestation annoncée samedi 24 octobre, la Ville de Nîmes annonce renforcer sa vigilance et sa coordination avec les forces de sécurité afin de prévenir les troubles et d’accompagner les commerçants nîmois. La Ville exprime par ailleurs son soutien aux commerçants qui ont subi des dégradations le 17 octobre et réaffirme "sa volonté de les accompagner". Le maire tient à clarifier : "Ils ne doivent pas être les victimes de violences dont ils ne sont pas responsables".
Une réunion a été organisée avec les associations de commerçants
Le 24 octobre, la Ville renforce ainsi la coordination entre les commerçants et la police municipale afin de faciliter les échanges et de mieux anticiper les difficultés. Une réunion a été organisée avec les associations de commerçants afin de leur présenter les mesures envisagées et les modalités de la mise en œuvre. Un réseau d’alerte sera également mis en place pour informer rapidement les commerçants de toute évolution de la situation susceptible de les concerner. À l’hyperviseur urbain, une vigilance accrue est mise en place afin de renforcer la coordination entre la police municipale, la police nationale et la préfecture. La police municipale, dans le cadre de ses compétences de tranquillité publique pourra ainsi "d’autant mieux anticiper les mouvements de foule, prévenir les troubles et adapter la mobilisation des équipes".
Un "réseau d’alerte"
Le maire de Nîmes, Vincent Bouget, rappelle la nécessité de distinguer les revendications sociales des actes de violence. Dans sa déclaration du 19 octobre dernier, à l’occasion du rassemblement républicain organisé devant l’Hôtel de Ville, il soulignait : « Ne confondons pas les casseurs avec celles et ceux qui manifestent pacifiquement. Ne confondons pas les dégradations avec les revendications. Ne confondons pas la colère sociale avec la violence. » Le maire rappelle que les inquiétudes liées au pouvoir d’achat, aux conditions de vie et aux perspectives offertes à la jeunesse méritent des réponses concrètes. Mais il affirme également que les violences ne peuvent être acceptées comme un mode d’expression.